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Tomber nez-à-nez avec l'Australien sur mon lieu de travail et l'entendre déclarer "je t'appelle très vite hein" devant le visage interloqué de mes collègues : check.
À part ça, 6eB et moi nous voyons beaucoup trop pour ne pas être ensemble. Je crois que je suis trop jeune pour être monogame.
"Ma vie sentimentale ressemble à une sitcom en ce moment"
- "Genre Sept à la maison ?"
"Ouais c'est ça, sauf qu'on n'est que cinq"
Voilà, en substance, la conversation que j'ai eu récemment avec l'un de mes potes qui me demandait où j'en étais dans mes péripéties de type masculines. Cinq, parce que si tu as bien suivi, l'Australien est out pour cause de petiteamite aiguë. Cinq, parce que tu n'as pas suivi mais un autre s'est rajouté depuis. Et oui, cinq, quatre garçons donc, mais pas quatre vraies relations évidemment donc ça ne fait de mal à personne.
D'abord, tu seras ravi d'apprendre que Copain Potentiel est toujours dans la course. Il est même en tête de course. Copain Potentiel me fait sourire bêtement. Il me fait rire tout court. Il me prend par la main et dans ses bras et tout devient cool. Copain Potentiel me transforme en gros chamallow capable de faire des trucs aussi mignons que pathétiques, mais c'est pas grave, c'est quand même mignon. Et puis surtout, ça y est, on a tous les deux lâché le morceau : on s'adore, beaucoup, et on n'arrive pas vraiment à s'expliquer pourquoi. Le problème, c'est que Copain Potentiel habite toujours loin (et c'est bien pour ça que c'est lui que j'ai choisi comme Copain Potentiel hein, ne nous leurrons pas) et qu'il sort justement d'une petiteamite aiguë (c'est dingue ce que cette maladie est répandue de nos jours). Alors concrètement, c'est pas gagné, mais pour l'instant, je me contente de multiplier les mignonneries parce que je sais qu'il aime bien ça, et c'est assez rare pour être souligné puisque je ne fais jamais ce genre de trucs – disons que c'est parce que c'est une année bissextile et que Copain Potentiel a su réveiller le petit chaton qui sommeille en moi.
J'ai aussi passé beaucoup de temps avec Mr Fossettes (souviens-toi). Et Mr Fossettes est bien compliqué (c'est bien pour ça que j'ai jeté mon dévolu sur lui hein, ne nous leurrons pas). Mr Fossettes a deux caractéristiques : il est à la fois un peu autiste et extrêmement tactile – à croire que les deux ne sont finalement pas incompatibles. Du coup, Mr Fossettes passe la moitié de son temps à m'ignorer et l'autre moitié à se jeter sur moi pour me prendre dans ses bras jusqu'à l'étouffement. Mr Fossettes aime aussi beaucoup jouer au chat et à la souris, à la petite pique qui fait glousser et qui titille aussi pas mal les pulsions de types animales. Alors concrètement, que me veut Mr Fossettes ? Eh bien je n'en sais rien. Il est difficile à sonder, à décrypter. Par contre, moi, en dehors de passer la moitié de mes nuits à rêver de lui faire l'amour, je me retrouve à n'attendre qu'une chose : le voir (fuis moi je te suis, tout ça). Attention, ne nous trompons pas ici : ceci n'a rien à voir avec mes sentiments pour Copain Potentiel qui me fait un peu de nouveau croire à la notion de couple (et la possibilité de me reproduire un jour). Non, Mr Fossettes m'attire seulement comme un petit magnet se colle sur un frigo – et je ne parle pas d'attirance uniquement sexuelle, ni de charisme. Dès qu'il est dans la pièce, une force paranormale me pousse à aller m'asseoir au plus près de lui, à observer tout ce qu'il fait, à l'écouter, à lui parler de tout comme si on se connaissait depuis 20 ans, à le toucher, à sentir son odeur, et je suis bien incapable de savoir pourquoi. Comme le dit si bien Titiou, c'est clairement écrit "attention, Mare à caca dans 50 mètres", mais je vais y aller quand même pour être sûre hein.
Tout ça m'a fait un peu négliger Bonnard 1er. Il faut dire que Bonnard 1er et moi ne nous donnons jamais de nouvelles. On s'en donne quand on se voit. Et on ne se voit que lorsque je reviens dans ma bien chère ville natale. Résultat des courses, je ne suis pas rentrée, je n'ai pas revu Bonnard 1er depuis plus d'un mois, mais au moment où j'écris ces lignes, il vient justement de donner signe de vie. Suspens intenable dans l'assemblée.
J'ai dit quatre hein ? Qui est donc le mystérieux quatrième élément ? Eh bien il se trouve que par un hasard incroyable, j'ai revu un type qui était au collège avec moi il y a fort fort longtemps – appelons-le 6eB pour plus de commodités. A l'époque, 6eB était déjà très beau, mais il était aussi ridiculement petit, un peu comme tous les garçons de l'époque ceci dit. Depuis, il a grandi et il est toujours aussi beau, voire même plus. On est tombé l'un sur l'autre, on s'est regardé de travers, on s'est souvenu l'un de l'autre, on a dit "non, c'est pas possible" en prenant nos têtes respectives dans les mains, on a rigolé. Quatre heures plus tard, sa langue était dans ma bouche et je me suis tapé la tête contre un poteau (rires enregistrés). Le matin, on a pris un fou rire en se disant que si Futur lui et Futur moi étaient venus nous voir quand on avait 12 ans pour nous dire qu'on allait finir par se pécho des années plus tard, on ne les aurait pas cru. Force est de constater que c'est bel et bien arrivé et que ça continue d'arriver puisqu'on est maintenant passé à l'étape boire des coups/restau/non attends je t'invite/tu fais quoi ce weekend ?. Je ne sais pas bien ce que sera l'étape suivante, mais même si quelques trucs me perturbent déjà un peu (comme le fait qu'il ne reste jamais tout nu, jamais), j'y vais le coeur léger : avec ces quatre énergumènes là et quelques prouesses scientifiques, je peux peut-être créer le mec parfait.
(Aucun homme n'a été brutalisé ou torturé durant le tournage des trois derniers mois de ma vie)
Je viens de me rappeler de cette sombre période de ma vie où, quand mes copines me demandaient un chewing-gum et que je n'en avais pas, je prenais un bout de celui que j'étais en train de mâcher pour leur donner. Et elles le prenaient.
C'est quand même beau la connivence naturelle qu'il peut y avoir dans un wagon de métro un samedi matin à 9h entre tous les gens qui, contrairement aux autres, ne sont pas là parce qu'ils entament leur journée, mais parce qu'ils n'ont toujours pas fini leur nuit.
J'ai eu une petite conversation avec mon foie récemment et il m'a dit un truc comme "MER IL ET FOU, arrête-toi tout de suite petite sotte ou je te déclenche une putain de cirrhose que tu feras moins la maligne". Il faut dire que je suis beaucoup sortie ces dernières semaines, à raison de un soir sur un environ, et que j'ai surtout énormément bu, à raison de un litre d'alcool par ½ litre de sang (je sais que c'est pas possible mais je fais ce que je veux, c'est mon blog).
J'ai pris une gentille taulinette jeudi d'il y a deux semaines, enchaînée avec une taule de catégorie 2 le vendredi (qui m'a permis de bluffer tout le monde au poker), une taulinette le dimanche, et une pire caisse de catégorie 18 (sachant que mon échelle de Richter de la cuite ne compte que 10 barreaux) le lundi qui a suivi – oui, un lundi. Je remercie encore l'ami bien intentionné qui a eu la présence d'esprit de me caler dans un taxi : je te le revaudrai, et en même temps, je t'en veux un peu, notamment parce que me mettre dans un taxi signifiait avant tout me retirer des bras de ton (pourtant si sublime) pote et me faire une (pourtant très touchante) déclaration totalement inappropriée sur un trottoir de Pigalle. Je n'ai toujours pas bien compris ce qu'il s'est passé, je me souviens de bribes de mots et d'un "lui il a toutes les meufs, et moi rien", ce qui me fait quand même penser que ton esprit de compétition est un poil plus fort que ton nouvel attachement à moi, mais disons que ça faisait partie de l'ambiance de la soirée. Par contre, je te préviens : je veux ton ami. Il a des fossettes, et moi les fossettes, il me les faut toutes.
Donc, lundi, taule de catégorie 18, mardi, gueule de bois de catégorie 36 (il faut multiplier la catégorie de la taule par deux), mercredi, insomnie, et jeudi, petite taule de reprise où j'ai quand même goûté une eau de vie qui ressemblait plus à de l'alcool à 90° qu'à un liquide réellement assimilable par mon organisme. Si on rajoute à ça que mon père utilise désormais mon prénom comme un verbe signifiant "se prendre une cuite" pour me raconter sa dernière soirée, je crois que la conclusion se fait d'elle-même : il faut que je me calme, sinon, je vais mourir dans mon vomi.
Dans le genre plus réjouissant, il se trouve que Copain Potentiel est bientôt de retour, et ça, c'est chouette. L'idée de passer la nuit dans ses bras me donne envie de caracoler comme un hippocampe magique à travers mon salon. Une bien bonne nouvelle qui arrive à point puisque que l'Australien n'a rien trouvé de mieux que se trouver une meuf justement. "J'ai très envie de te voir mais il se trouve que j'ai plus ou moins une nana en ce moment, mais on peut aller boire des bières non ?" m'a-t-il déclaré récemment. Ben non en fait, parce que je te rappelle quand même qu'on n'a absolument rien à se dire en dehors d'un périmètre qui ressemble de près ou de loin à un lit (ou un comptoir de bar hein) et que je vais pas me démener toute une soirée à faire la conversation, en anglais de surcroit, pour ne pas rentrer avec toi à la fin. Adieu petit wombat, tu es libre. Bonjour monsieur Fossettes.
Dans la vie, y'a trois trucs que je déteste : avoir du sable sous les ongles, du beurre sur les mains et qu'on attaque mes amis par pure méchanceté gratuite.
J'ai pleuré deux fois aujourd'hui. Une première fois de nerf quand j'ai compris que ce qui me reste de famille était en train de s'étriper pour la plus absurde des histoires et que les liens du sang ne signifiaient pas grand chose dans ces cas là.
Une seconde fois, de joie pure, quand mon amie m'a envoyé une photo d'elle et de son bébé tout juste né et que j'ai compris que les liens du sang n'étaient finalement pas toujours où on croyait les trouver.