Après deux semaines plutôt agitées, hier soir, j’ai décidé de me coucher tôt pour récupérer et profiter de ma journée off de demain. J’ai maté True Blood (Alan Ball est un génie) et je me suis endormie aux alentours de 23h… jusqu’à ce matin, dix heures. Onze heures de sommeil réparateur. C’est donc en pleine forme que je me suis levée pour aller acheter des croissants et du pain pour me faire un petit déj de rêve pour bien commencer cette journée de rêve (glander, bronzer, manger). Mais voilà, en sortant devant chez moi en minijupe, un mec a garé sa voiture à mon niveau en me voyant passer. Je ne l’ai pas calculé tout de suite, et ne me suis arrêtée qu’au moment où le mot "salope" est arrivé à mes oreilles. Un bon gros "salope" suivi d’un "hé mademoiselle viens là". Ce truc là m’est arrivé plus d’une fois - à vous aussi les filles j’imagine -, mais d’habitude, je trace, je ne dis rien par peur je pense, je m’écrase devant ça comme si c’était normal tout en fulminant de l’intérieur. Sauf que ce matin, pour la première fois de ma vie donc, je me suis retournée en lui hurlant "d’où tu me traites de salope ? je ne suis pas un chien, va te faire foutre". Le mec a eu l’air d’être surpris, mais ne s’est pas arrêté pour autant. Je me suis retournée une deuxième fois pour le regarder dans les yeux et attendre qu’il s’arrête. Personne n’a réagi dans la rue, évidemment, même pas le patron du primeur chez qui je vais tous les deux jours. J’ai fini par arriver à la boulangerie puis par rentrer chez moi en larmes, partagée entre un sentiment de fierté et d’énervement extrême. Je crois que seules les nanas peuvent comprendre la violence de ce genre d’agressions banales. J’aimerais qu’on puisse envoyer tous ces mecs vivre entre eux sur un coin bien pourri de la planète.
mardi 14 juillet 2009
Harley david son of a bitch
Après deux semaines plutôt agitées, hier soir, j’ai décidé de me coucher tôt pour récupérer et profiter de ma journée off de demain. J’ai maté True Blood (Alan Ball est un génie) et je me suis endormie aux alentours de 23h… jusqu’à ce matin, dix heures. Onze heures de sommeil réparateur. C’est donc en pleine forme que je me suis levée pour aller acheter des croissants et du pain pour me faire un petit déj de rêve pour bien commencer cette journée de rêve (glander, bronzer, manger). Mais voilà, en sortant devant chez moi en minijupe, un mec a garé sa voiture à mon niveau en me voyant passer. Je ne l’ai pas calculé tout de suite, et ne me suis arrêtée qu’au moment où le mot "salope" est arrivé à mes oreilles. Un bon gros "salope" suivi d’un "hé mademoiselle viens là". Ce truc là m’est arrivé plus d’une fois - à vous aussi les filles j’imagine -, mais d’habitude, je trace, je ne dis rien par peur je pense, je m’écrase devant ça comme si c’était normal tout en fulminant de l’intérieur. Sauf que ce matin, pour la première fois de ma vie donc, je me suis retournée en lui hurlant "d’où tu me traites de salope ? je ne suis pas un chien, va te faire foutre". Le mec a eu l’air d’être surpris, mais ne s’est pas arrêté pour autant. Je me suis retournée une deuxième fois pour le regarder dans les yeux et attendre qu’il s’arrête. Personne n’a réagi dans la rue, évidemment, même pas le patron du primeur chez qui je vais tous les deux jours. J’ai fini par arriver à la boulangerie puis par rentrer chez moi en larmes, partagée entre un sentiment de fierté et d’énervement extrême. Je crois que seules les nanas peuvent comprendre la violence de ce genre d’agressions banales. J’aimerais qu’on puisse envoyer tous ces mecs vivre entre eux sur un coin bien pourri de la planète.
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11 commentaires:
Ben contente de te lire quand même, j'me demandais ce que tu fabriquais!
Et oui, je comprends et je pense aussi qu'il faut être une fille/femme pour comprendre l'effet de l'accumulation de ces "petites" agressions. Phoqu'em.
C'est tout à fait vrai ce que tu décris là... Ca ne donne vraiment pas envie de sortir seule en ville en tout cas.. Je déteste sortir son quelqu'un à mes côtés à cause de ce genre de cons.
@m'dame jo : héhé, tout va bien, je n'ai juste pas eu le temps de poster quoi que ce soit ces dernières semaines, mais je vais me rattraper
@noli : je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. ne plus sortir de chez toi seule ou avoir peur de le faire, c'est exactement la réaction qu'il ne faut pas avoir ou en tout cas, contrôler. si j'écoutais ce genre de connard, je ne mettrais plus de minijupe depuis belle lurette...
C'est horrible hein? (une fois un mec m'a carrément couru après et m'a attrapée par l'épaule en m'arrachant mes écouteurs)
Mais quand on est pas seule, ça n'arrive pas... il faut sortir chaperonnée pour ne pas se faire agresser... bienvenue au XIXè siècle...
Je porte pas de mini-jupe parce que mon cul est trop gros pour ça, ce qui ne devrait non plus pas être une raison, mais je suis hors sujet :)
Noli, je comprends très bien ta réaction, mais je ne suis pas non plus d'accord de me priver de faire ce que je veux parce qu'il y a des gros cons. Alors bon, il s'agit pas non plus d'aller se promener seule et à moitié à poil dans un coin craignos à 3h du mat', hein, mais se priver d'un décoletté ou d'une jupe, merde, quoi.
Pour la petite histoire, j'ai eu une fois deux types qui marchaient derrière mois en scandant des "fesse gauche, fesse droite" à chacun de mes pas. Ca a l'air comique, comme ça, mais je riais pas des masses. Enfin, c'est encore la plus "jolie" du tas...
... où ils devraient porter des mini-jupes et subir moulte commentaires désobligeants.
3 semaines sans poster et je dois bien avouer que tu m'as manqué ;-)
Vive les minijupes les filles ;) <3
j'aime bien ton blog et la plupart des minijupes et j'aime tendrement andy samberg. et je suis très impressionné par les histoires de cocaine sur des jambes et les stratégies pour avoir un taxi, j'ai un peu l'impression de découvrir la vie
"j'ai un peu l'impression de découvrir la vie"
je te rassure, moi aussi en fait
bienvenue kristen *youpi yay jingle de bienvenue*
Peuh ! On est cernés par des cons, et comme personne ne leur dit rien, les cons sont convaincus d'être dans leur bon droit.
Ta réaction a été super violente mais en fait je pense que c'était la bonne.
Parce que mine de rien, quand on se fait traiter de salope dans le rue, qu'on dit rien et qu'on accélère le pas, le message qu'on envoie peut-être à tous ces bas du plancher qui nous font chier, c'est un peu "merde ! Toi, tu m'as démasquée, je fuis parce que tu as raison".
C'est pas facile, parfois dangereux mais dire non, c'est le premier pas vers le respect (et soudain je comprends la volonté du collectif "ni pute, ni soumise" s'po trop tot ! \o/)
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