samedi 29 août 2009

Spider's Web

Hé salut, ça va toi ? Ouais, je sais, j’ai un peu déserté ces derniers temps, mais tu comprends, j’étais au bureau. Je ne vous l’ai pas dit mais j’ai effectivement un bureau à moi, une agrafeuse et un paquet de post-it roses depuis fin juin. Un travail à temps plein quoi, où je n’ai plus à me demander combien je vais gagner d’un mois à l’autre et à accepter tout et n’importe quoi pour pouvoir m’acheter à bouffer et payer mon loyer. Le début de la mémèrisation, certes, mais aussi le début d’une nouvelle ère où je peux aujourd’hui affirmer que je suis indépendante, ayé. Youpi de joie.

J’étais donc au travail, oui, mais aussi en vacances, faut pas déconner. Un voyage magnifique et incroyable, magnificroyable en somme. J’ai hésité longuement à poster ici l’intégralité de mon carnet de voyage (92 pages) mais, en plus d’avoir la flemme (et pas le temps) de le retranscrire, je me vois difficilement livrer ses pensées là sur L’Internet. Je peux vous raconter mes histoires de cul, mais pas mes vacances les enfants. Ni le sentiment que j’ai ressenti en vivant Hakuna Matata pour de vrai pendant deux semaines. Ni celui de voir devant moi des éléphants sauvages entrer dans la réception du lodge où je dormais. Ni même celui que j’ai eu en prenant Simba – oui, le petit lion juste en dessous là – dans MES BRAS. T’es dégoûté ? Quinze jours seulement, et une impression tenace de ne pas être né sur le bon continent, dans le bon pays, c’est étrange. Et puis, le retour dégueulasse à Hype Town et sa ribambelle de faces de cons surlookés. Dur. Tellement dur que j’en ai pleuré, tentant désespérément d’aller rejoindre ma valise là où elle était restée.

Un retour difficile donc, mais aussi l’occasion de retrouver les joies de la loose SNCF. Après le mec qui se jette sous les roues de mon train et la vache qui broute tranquille sur les rails, c’est cette fois-ci un arbre suicidaire qui s’est littéralement lancé à travers la voie. Bilan : une heure de retard pour cause de déplacement complexe de tronc d’arbre, puis quatre heures d’attente pour cause de locomotive HS, belle perf. Un voyage de sept heures durant lequel j’aurais finalement eu le temps de faire l’aller retour complet. Et d’aller à Rock en Seine.

Parce que oui, j’ai passé la journée à hésiter. A peser le pour et le contre : "J’y vais ? Non, j’y vais pas. Ouais mais quand même, ce serait cool d’y aller". J’ai fini par choisir la voie de la raison et par partir à la gare. Et j’ai donc passé la soirée à me bouffer les doigts en me disant qu’à l’heure qu’il était (23h30), j’aurais pu être en train de chanter Wonderwall en tenant amicalement les mains de mes voisins de concert dans un grand élan de communion plutôt que perdue quelque part au beau milieu de la pampa. Goldenlol de diamant puisqu’au même moment, les frères Gallagher – que je n’apprécie pas plus que ça – se mettaient sur la gueule en coulisses et décidaient de se séparer (pour la cinquante-huitième fois). La même année que la reformation de Blur, personnellement, je trouve ça très drôle. Mes prémonitions marchent plutôt pas mal en ce moment – j’en avais rêvé la veille – et la SCNF va gentiment me rembourser mon billet de train, ce qui est une petite victoire personnelle sur le cycle de mini-loose dans lequel je suis enfermée depuis quelques semaines.

Pour finir, en vrac : j’ai-cru-que-j’avais-la-grippe-A-mais-en-fait-non ; je viens officiellement d’entrer en guerre contre les cafards ; les gens sont très violents dans le métro (ou plutôt, le métro rend les gens très violents) ; True Blood est la meilleure série du monde après Buffy ; l’album de The XX est entré cash pistache dans mon top 10 de l’année, ainsi que celui de Jamie T ; vas-y-Nora-déconne-pas-t’en-vas-pas ; avoir ses règles en plein milieu du désert parce British Airways a perdu ma valise quelque part entre l’Europe et l’Afrique et que ma pilule était dedans, c’est chiant ; perdre aussi sa valise au retour, c’est chiant, mais ça devient finalement comique ; faire des bulles de savon, c’est vraiment cool ; mon chien est guéri ; "hé, l’année prochaine, on va où ? Chili, Nouvelle-Zélande ou Afrique du Sud ?" ; "dis, tu peux fermer la porte de la hutte ? ah ben y’a pas de porte…" ; Sébastien Courivaud est plutôt bien conservé ; avant, quand je déjeunais avec mon père, je me plaignais qu’il passe le repas à lire le journal, maintenant, quand je vais boire des coups avec des copines, je les regarde checker leurs mails ; j’ai des voisins Australiens, y’a bon ; "Amarula, Amarula, Amarula-rula-rula".

1 commentaires:

lafilleacentsous a dit…

Je ne peux qu'approuver cet hommage vibrant à la masculinité de Sébastien ( qui se trouve être le sosie de mon briseur de coeur). Mon subconscient est responsable de mon avalement de couleuvres je crois.
Laly for ever