Je n’ai pas écrit depuis trèèèèès longtemps, je sais, mais ce blog est fait pour ça, écrire quand j’en ai besoin et pas seulement satisfaire Mr.Ego qui aimerait vous raconter à quel point les nouveaux jeans slim à taille élastique style jogging-crade-du-dimanche-matin sont géniaux (et dieu sait qu’ils le sont) et de quelle façon totalement hasardeuse j'ai trouvé mes nouvelles bottines caramel. Non, ce blog est une soupape de sécurité, et comme je sens que l’auto-combustion spontanée ne va pas tarder, je crois qu’il est grand temps de réécrire ici. Dans le désordre, ma rentrée 2010 rime avec projets : déménager - encore faudrait-il trouver l’appart de mes rêves, grand, bien placé, avec du parquet et des étagères intégrées, et dans lequel ma chambre sera à une distance raisonnable (mais de plus de 8,5km) de mon coloc - ; partir loin voir de zolis zanimaux avec mon père, et donc passer plus de 15 jours d’affilés avec lui, chose qui ne nous est pas arrivée depuis 1989 approximativement ; arrêter de regarder le passé comme une fille normale (pas moi) regarderait un énorme gâteau au chocolat sauce chocolat (j’aime pas ça) et me dire que finalement, il est peut-être temps de grandir (et d’avoir plus de quatre assiettes assorties).
J’ai pas mal progressé puisque :
- je me suis crées de jolies alertes mail pour les apparts et j’en ai déjà visité deux avec Coloc Ier
- j’ai fait passé l’intégralité de mes nuits sur l’internet du pays des zanimaux (où j’ai d’ailleurs failli me faire hacker par de dangereux pirates marocains) et réussi à avoir quelques devis
- j’ai enlevé les photos du lycée et de la fac de mes murs pour les remplacer par de superbes clichés made by myself de lions, léopards, kudu, girafes et autres qui donnent l’impression que j’assume enfin d’être passée dans le monde des adultes et acquis une série de verres à pieds de grands acheté 4 euros par Coloc chez les Chinois.
Oui mais voilà, au travail, c’est n’importe quoi. Et mine de rien, c’est quand même ça (et les sous qui vont avec) qui conditionne l’organisation de tout ce que j’ai cité précédemment. Le travail va mal, le travail m’a fait faire une seconde allergie géante, m’empêche actuellement de dormir et de penser à ce que j’aimerais/voudrais/pourrais faire dans cinq mois. Pire, je pense que dans peu de temps, c’est ma place qui va être en jeu, et qu’il va donc falloir rapidement répondre à la question fatidique qu’on a tous été amenés à se poser à un moment donné de notre vie : jusqu’où es-tu prêt(e) à aller pour garder ton travail ? Seras-tu celui/celle qui va écraser la gueule des autres et pactiser avec l’ennemi pour sauver ta place ou celui/celle qui te fera baiser (figurativement parlant hein) bien comme il faut et éjecter aussi vite ? Et bien, après une semaine de réflexion et une flopée de bons et de (très) mauvais conseils, je vais choisir l’option 2, Jean-Pierre. Je suis très naïve sur le monde du travail, j’ai certainement tort aux yeux de beaucoup de connards qui savent où et quand se placer pour être bien vu des boss, mais je refuse de devenir cette personne là. Je n’en peux plus des gens qui pensent que "c’est comme ça" et qu’il faut bien s’adapter pour survivre, quitte à poser son empreinte de bottines sur la gueule de leur voisin de bureau. Je ne veux pas devenir ces gens carriéristes que ça ne dérangent pas de baisser leur froc pour obtenir ce qu’ils veulent – et pourtant, je suis probablement la personne qui aime le plus travailler dans mon entourage (avec deux Roumains). Je ne veux pas manipuler les gens pour servir mes intérêts, je serai incapable de le gérer émotionnellement et moralement parlant. De toute façon, je ne saurai pas le faire, malgré les milliers d’heures de visionnage de Melrose Place et Beverly Hills que j’ai au compteur.
Concrètement, je ne sais pas ce qu’il va se passer et forcément, ça m’angoisse. Je sais que je vais probablement en prendre plein la gueule dans les mois à venir, mais je sais aussi que mes pompes resteront intactes. Ça m’ennuierait de les abîmer, elles sont tellement mignonnes.
3 commentaires:
J'adore quand tu rapproches le fait de grandir et celui d'avoir plus de 4 assiettes assorties.
Personnellement, j'ai l'impression d'être devenu adulte le jour où j'ai fait un raid chez Habitat pour m'acheter une dizaine d'assiettes, de verres et de couverts assortis. C'était un samedi matin de juin 2006.
habitat?!? saloperie de riche, moi c'est plutôt le magasin "tout à 2 euros" à côté de chez moi ;)
Pas si riche que ça. Voir pas du tout riche. Juste que, quitte à devenir adulte, autant le faire avec un peu de classe.
Et le mois suivant, les assiettes ne m'ont servi qu'à manger des pâtes. ;)
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