dimanche 7 février 2010

We are all animals

Je sors à peine du ciné où je suis allée voir Océans, le docu/film de Jacques Perrin – 2h de grandes étendues d'eau, de gentilles baleines, d'otaries trop mignonnes s'ébattant dans la mer, de silence, puis de tempête, de messages environnementaux, de filets et de requins dont on coupe les ailerons avant de les rejeter à la mer encore vivants. Je pensais que ce film serait un peu différent des autres ; en réalité, je suis hyper vénère. Pourquoi ? Parce que ce film est une grosse blague et que je n'en peux plus de ces pseudo docu "regarde le monde comme il est beau, regarde comme tu es en train de tout casser – et oui, ça a coûté un bras et la vie de 250 ours polaire de filmer ça". Je ne supporte plus ces films moralisateurs, d'une insupportable hypocrisie, toutes ces productions qui passent 8h à montrer des jungles impénétrables, des papillons multicolores et des poulpes turquoise et rose pour en mettre plein la vue au spectateurs lambda qui veut faire sa fausse sortie éducative du weekend : une bonne fois pour toutes, on ne sauve pas les animaux parce qu'ils sont beaux, on les sauve parce qu'ils sont nécessaires au bon fonctionnement de la planète.

Je n'en peux plus de voir ce genre d'images absolument non-pédagogiques, qui tentent seulement de montrer la beauté pour justifier sa sauvegarde. Doit-on tuer toutes les araignées et les mille-pattes parce qu'ils sont moches dans ce cas ? Non, évidemment. Expliquer plutôt que montrer me semble être un meilleur moyen de faire passer le message, d'habituer les gens à se sentir proche de la nature, plutôt que d'en être seulement émus le temps d'un film. Montrer un requin de faire dépecer vivant par des pêcheurs au large des côtes japonaises ne va pas faire changer de vie ma voisine parce qu'elle ne se sentira jamais concernée, jamais atteinte. Certes, elle va chialer sa mère devant les images, tourner la tête peut-être, mais profondément, cela n'aura probablement rien changé en elle parce que tout cela est abstrait, parce que c'est loin, et presque trop beau (le requin, pas les pêcheurs) pour exister. Choquer n'a jamais fait bouger les choses, sinon, il n'y aurait plus d'enfants affamés, de cons qui lancent leur bagnoles à 140k/h bourrés et de bébés phoques tués pour leur fourrure.

Les images sont utiles, mais ne sont qu'un préalable. Bien sûr, il faut aller voir (au ciné, à la télé ou en vrai) pour savoir que ça existe. Mais ensuite, il faut comprendre pour savoir pourquoi on protège, pourquoi c'est indispensable, sinon, on n'a absolument aucune raison de le faire. Les personnes qui savent le mieux comment fonctionne la nature sont toujours celle qui la protègent le plus, pas parce qu'elles l'a trouvent belle, mais parce qu'ils ont conscience de sa nécessité. Les hommes sont les seuls animaux qui spontanément, ne se rendent pas compte de ça et je crois que la seule façon de rectifier le tir, c'est l'éducation à la nature, apprendre à la voir ni comme quelque chose d'hostile, d'exotique, de beau ou d'utile, mais comme quelque chose qui a un fonctionnement propre, qui va de soi. Cet été, j'ai regardé des éléphants manger à 30 mètres de moi pendant presque toute une nuit : plus que leur proximité ou leur beauté justement, ce qui m'a le plus marquée est de les avoir vu arracher les feuilles des arbres presque une par une, sans casser les branches, sans déraciner les arbres – le seul qu'ils ont abattu était un palmier planté par des hommes et je reste convaincue qu'ils en avaient parfaitement conscience. Pourquoi les éléphants n'ont pas tout pété ? Pas parce qu'ils ont trouvé l'arbre joli, non, mais parce que sinon, la prochaine fois, il n'y aura plus de feuilles à manger, parce qu'il n'y aura plus d'arbres. On ne protège pas le corail parce que c'est beau, mais parce que sinon, c'est l'intégralité d'un monde animal (et donc nous) qu'on risque de voir disparaître.

Océans m'a mis en colère pour autre chose aussi, qu'Umberto Eco a écrit bien mieux que moi il y a déjà plus de vingt ans dans "Comment parler des animaux", extrait de "Comment voyager avec un saumon": "pour reconnaître aux animaux le droit de survie, on les a humanisés et infantilisés. On ne dit pas qu'ils peuvent survivre même si, selon leurs instincts, ils sont sauvages et carnivores. On les rend respectables en en faisant des êtres aimables, drôles, bons enfants, bienveillants, sages et prudents. (…) Il ne faut pas sauver les baleines parce qu'elles sont sympas, mais parce qu'elles font parties de l'environnement naturel et contribuent à l'équilibre écologique". Je n'en peux plus de voir des images d'animaux humanisés, des séquences où l'on transpose les codes humains sur la vie animale, et où on en arrive même (ce qui n'est pas le cas d'Océans, dieu soit loué) à baptiser les animaux par des prénoms humains pour mieux s'identifier à eux. Non, Ginette la crevette n'est pas bêtasse, Gérard l'ours n'est pas patachon, Marcel le dauphin n'est pas perspicace et Alfred le pingouin n'est pas trop rigolo : ce sont des animaux, bordel, des animaux qui méritent de vivre parce que c'est ça, ou faire crever la planète. Les scènes d'Océans où l'on voit une araignées de mer et un crabe se bastonner à grand renfort de bruitages idiots ont fait rire les gens du ciné. Rire les gens. J'aurais aimé entendre quelqu'un sortir de la salle et dire "Tiens, je crois que je vais arrêter de prendre ma bagnole pour aller au boulot parce que ça permettra à Kiki l'otarie de survivre, elle me fait vraiment trop marrer celle-là". Montrer des mères morses et leur bébé s'enlacer n'est pas un argument, c'est une façon idiote et déplacée d'émouvoir Martine, maman de Kévin, 6 ans, qui transposera sa vie de famille sur celle d'une bande de mammifères marins. Est-ce que Martine va vraiment arrêter de laisser la lumière allumée toute la nuit pour que Poopie le chien n'ait pas peur dans le noir ensuite ? Non, non et re-non.

Je ne veux pas sonner "je sais tout mieux que tout le monde" – je pense que c'est raté ceci dit – mais je crois que des mecs comme les réalisateurs d'
Océans se fourrent le doigt dans l'oeil bien profond en pensant réellement que ce film transmet un véritable message éducatif (était-ce le but seulement ?). Ce docu est un ramassis de conneries, non, pire encore, de non-informations. Dois-je préciser qu'il a coûté la bagatelle de 49 millions d'euros et, est sponsorisé, dans l'ordre, par Total, EDF et Véolia pour enfoncer le clou ? Non, je n'oserais pas. Robert le méchant requin lunatique risquerait de me coller un coup de nageoire dans la tronche, et ça m'embêterait drôlement qu'on soit fâchés tous les deux pour fêter mon centième post sur ce blog.

18 commentaires:

nora a dit…

comme tu l'écris, "était-ce le but seulement ?". je n'ai pas vu le docu, mais j'ai l'impression que le parti pris était de faire un film joli, pas un film politique. si ?

M'dame Jo a dit…

J'ose te demander ce que tu fais dans la vie? Les histoires d'éléphants et les photos de fliqueur m'intriguent :-)

Anonyme a dit…

C'est pas inintéressant ton point de vue mais tu prônes quand même un monde ultra utilitariste où on ne préserve les choses que parce qu'elles nous servent et pour leurs qualités intrinsèques (beauté, etc).

Allez, je fais dans la provoc facile, mais je suis sûr que tu gardes des amis non pas parce que ce sont de futurs pistons mais parce que ce sont des personnes que tu apprécies, etc. Alors pourquoi pas la même chose pour la nature?

Pourquoi ça serait l'un ou l'autre? On pourrait préserver la nature parce qu'elle est indispensable mais aussi parce qu'elle est belle (et que l'homme a besoin de la beauté), nan?

Anonyme a dit…

Dans mon commentaire ci-dessus il manque le mot "pas" juste à la fin de la dernière phrase : "et pas pour leurs qualités intrinsèques".

OUAIS, ça change pas mal de choses quand même :D

Loïs a dit…

@nora : En fait, c'est très bizarre parce que les 2 premiers tiers du film sont seulement des images de baleines etc., sans presque aucun commentaire (sauf le début où le mec dit qu'il faut qu'il raconte ce qu'est l'océan à un enfant pour qu'il ait envie de le protéger = postulat de départ du film).
Je m'attendais à un truc genre "La planète bleue, qui est très éducatif, en fait, non.

Ensuite, ça part en sucette et là, on t'inflige 20min ou + d'images sordides d'animaux morts/torturés et de pollution d'usine. Et là, on te dit : "c toi ka tou cassé, vilain homme" + tout un speech sans fond qui te dit qu'il faut arrêter les conneries, vivre en harmonie avec les animaux, tout ça, à grand renfort de scène tournées dans un muséum d'histoire naturel où sont exposés toutes les espèces disparues à cause ou non de l'homme d'ailleurs. Le seul moment du film "un peu" éducatif, c'est lorsque le mec dit qu'il faut étudier les animaux. On te montre une poignée d'océanographes qui écrivent sur des plaquettes, des plongeurs qui nagent avec un requin et c'est fini. Jamais ça ne participe au discours général du film et jamais on ne dit qu'il faut étudier et comprendre pour protéger.

Le premier truc qui m'a profondément gênée, voire carrément choquée, c'est que ce discours arrive bien tard dans le film, mais une fois qu'il est là, il est très violent et donc plus ou moins incompréhensible. En plus, on ne te montre que des choses très lointaines (des pêcheurs à l'autre bout du monde, des usines qui sortent tout droit de la révolution industrielle) en omettant bien correctement des trucs comme l'Erika (faut pas froissé total hein).

La deuxième chose qui m'a vraiment posé problème, c'est qu'on ne te dit pas ce que tu es en train de détruire, ni les conséquences de tout cela. On te montre simplement quelque chose de beau dans quelque chose de terrible (ex : une otarie qui nage dans des détritus), de la pure beauté détruite. Je ne crois pas que ce message là soit clair, ni pédagogique : si on te montre du corail mort à cause de la pollution ou de la débilité des hommes, c'est triste ; si on te dit qu'à cause de ça, les fonds marins vont disparaître et toi avec, c'est grave. C'est ce que je reproche à Océans : alarmer bêtement sans jamais expliquer en quoi c'est catastrophique. Le problème n'est pas qu'une otarie nage dans de l'eau polluée pleine de détritus (ce qui en soit n'est quand même pas normal), c'est que cette même otarie ne va plus trouver à bouffer, va probablement mourir empoisonnée par des trucs toxiques et qu'au final, c'est la chaîne alimentaire de cette partie du monde qui sera brisée. Jamais on ne te dit ça, seulement de vivre en harmonie avec la nature parce qu'elle est jolie à regarder.

@M'dame Jo : tu vois Elisa de la Jungle? Bah c'est moi. (En vrai, je fais un boulot quelconque, mais laisse moi croire qu'exploratrice/aventurière est mon vrai métier stp)

nora a dit…

aaaah d'accord ! effectivement alors, ça m'a l'air d'être une magnifique démonstration de démagogie - et d'hypocrisie.. :(

Loïs a dit…

@anonyme : Je vois où tu veux en venir, et effectivement, j'aimerais vraiment croire que ce discours là suffit, mais la tronche actuelle du monde me fait fait penser le contraire.
Si la beauté de la nature était un argument en soi, tu crois vraiment que des types auraient osé butter des éléphants pour leurs défenses, déverser des tonnes de produit toxique dans les océans, abattre des milliers d'arbres pour construire des usines ou dépecer des léopards pour leur fourrure? Non.

Je crois que les hommes sont les seuls animaux à se mordre la queue, et seul un discours "utilitaire" peut faire bouger les choses malheureusement - tu remarqueras quand même que je n'ai jamais dit "protégeons parce que c'est utile", mais "protégeons parce que c'est nécessaire", il y a une nuance.

Ça me terrifie de voir qu'on est obligé de tenir des propos comme ça, mais la beauté de la nature n'a qu'une force limitée sur les gens. Tu peux t'émouvoir le temps d'un film, trouver ça magnifique et filer direct te faire couler un bain en sortant.
On est en haut de la chaîne alimentaire (argh) donc le seul moyen de faire comprendre aux gens l'importance de la faune et de la flore, c'est d'expliquer en quoi on est en train de s'autodétruire.

Et puis honnêtement,"protégeons les vers de terre parce que c'est beau", ça ne marchera jamais comme slogan ;)

Anonyme a dit…

Mouais ;-)

Je pense que le discours utilitariste a ses limites : ce n'est pas non plus parce que c'est nécessaire que les gens le feront. En gros tu poses un calcul économique là : un être rationnel fait un choix rationnel.

Mais c'est oublier que la rationalité est toujours limitée, sans quoi personne ne tuerait personne (oh non je veux pas être condamné à 30 ans ou à la peine de mort), personne ne dépenserait inutilement, etc.

Je pense au contraire que toucher les gens dans leur part irrationnelle et émotionnelle (la beauté de la nature) peut être plus efficace que leur enseigner un simple bilan coût/avantages.

Bon, je sens qu'on s'égare quand même et je pense pas que tu voulais lancer un débat philosophique :D Merci pour ton point de vue : tu m'as donné envie d'aller voir le film pour savoir ce que j'en pense moi-même !

Loïs a dit…

J'ai bien conscience que mon discours peut sembler très rationnel, très avantages/coûts, mais la beauté ne touche que sur un très court terme et reste quelque chose de très abstrait malheureusement - d'ailleurs, depuis quand "enseigne"-t-on la beauté? Et c'est quoi la beauté au sens où tu l'entends?
J'aimerais que les gens comprennent que la nature va de soi, qu'il n'y a aucun argument à présenter pour sa préservation, mais à moins d'être aveugle, tu vois bien que c'est impossible.

En plus, je suis convaincu qu'on ne protège pas ce qu'on ne comprend pas, d'où le problème d'absence de pédagogie dans Océans.

Je sais qu'on est tous complètement irrationnels, et que mon argument ne tient pas si on part de ce postulat là. Mais le tien non plus : si la beauté seule est une raison suffisante pour ne pas détruire, on ne s'entretuerait pas non plus, on ne laisserait pas une partie du monde crever de faim.
Pourquoi tu ne tues pas ton boss quand il te casse les couilles? Parce qu'il est beau et que c'est un être humain parfois touchant ou parce que tu as peur de passer ta vie en taule ensuite?

Anonyme a dit…

"Pourquoi tu ne tues pas ton boss quand il te casse les couilles?"

Un quelconque lien avec ton précédent billet? ;-)

Bonne soirée et bon courage pour le boulot...

Loïs a dit…

haha, c'est possible oui
merci bien cher anonyme, de même

M'dame Jo a dit…

Exploratrice-aventurière. C'est noté.

Jonathan a dit…

Je suis assez d'accord avec ton billet en général mais même si tu te sauve d'une fausse idée (rhooo c'est trop mignon comme animal il faut le sauver) tu en garde une autre, je te cite :

<>

Je ne souhaite pas troller et d'ailleurs je ne passerais peut-être même pas lire les réponses, mais dire que les animaux sont nécessaire au bon fonctionnement de la planète ça me semble complètement faux.

Je m'explique.
Habituellement on dit que si tel espèce disparait, ça va chambouler toute la chaine alimentaire et faire disparaitre d'autres espèce, etc.

Sauf que le vivant, c'est quand même le truc qui résiste et s'adapte à absolument tout depuis qu'il existe. Et quand je dit tout, je parle de trucs autrement plus grave que les "méchants pas beaux humains qui font du mal à la nature". Je parle de météorite, de super volcan, d'explosion d'étoile, etc.

La mode actuelle qui veut que l'on se culpabilise (et qu'on s'imagine que nos agissement ne font pas vraiment parti de la nature, que la nature c'est juste le reste, pas nous) et qu'on sauve le faible et l'inadapté est quand même abbérante.

En protégeant une espèce, en imposant des statu quo à la nature, on l'empêche d'évoluer. Or je ne voit pas pourquoi les espèce actuelle mériterais plus le droit à la vie que leur éventuelle remplaçante.

Si une espèce n'est pas adapté aux conditions actuelles (et même si les conditions actuelles viennent de l'homme, ce qui n'est même pas certain comme pour le réchauffement climatique par exemple) alors l'espèce doit disparaitre. Et d'autres, plus adaptés, viendront les remplacer. C'est magique, c'est beau, c'est la vie.

Loïs a dit…

jonathan, c'est un pseudo pour claude allègre nan?

je vais pas être sympa, mais je trouve ton argument complètement foireux.

regarde par exemple le nombre d'éléphants, de rhinocéros et de léopards qu'il y avait en Afrique il y a seulement 30 ou 40 ans, compare avec les chiffres actuels, et reviens me dire que c'est l'évolution qui veut ça.

je ne crois pas que "sélection naturelle" signifie "se faire buter par des connards qui vont bouffer mes cornes pilées en salade"

bisous

Jonathan a dit…

Ma citation en début de post précédent a visiblement foiré.

Quand à l'évolution des chiffre de léopard et de rhinocéros, ben si je l'affirme c'est l'évolution et la sélection naturelle.

Si tu ne pense que ce n'est pas le cas, c'est tout simplement car tu fait parti des gens qui imagine que la nature (et donc ce qui est naturel) c'est juste le reste pas nous.

Que la nature ce serais les gentils animaux bien pénard et pacifique qui évoluent tranquillement entre eux et que l'Homme (le méchant) vient perturber ce parfait équilibre.

Hé ho, on fait AUSSI parti de la nature.

Si on tue les pingouins pour leur fourrure (là comme ça je ne suis même pas sûr que les pingouins ont une fourrure, j'ai juste pris cet exemple car les pingouins c'est mignon) c'est la nature. Si les usines créé par l'Homme tuent certaines espèces, c'est la nature également.

Nous ne sommes pas une espèce qui transcenderais la nature. Nous faisons complètement parti de la nature. Nos agissement aussi.

Le monde change et évolue. Il n'y a que l'Homme et son bien pensantisme idiot pour essayer de dire ce qui est bien ou pas et de vouloir imposer des statu quo à la nature en décrétant que ses agissements n'en font pas vraiment parti.

C'est un peu comme si une Intelligence Artificielle naissais par hasard dans un putain d'algorithme de simulation de vie informatisé qui est intéressant car justement il évolue, les programme les moins adaptés disparaissent pour laisser place à de nouveaux mieux adaptés. Et que cette AI se disait "ah ouais moi je fait pas parti de l'algorithme, je le transcende carrément, il ne faut rien que je touche, d'ailleurs je vais imposer de force le statu quo, ce serais trop injuste que les programme les moins évolué disparaissent tout seul ou à cause de moi, il faut préserver la biodiversité de cet algorithme, sinon tout pourrais s'effondrer" (alors que l'algorithme vit depuis X milliers de fois de plus que l'AI et qu'il a résisté aux pire truc imaginable justement par sa fantastique capacité à évoluer).

En fait, non, ce n'est pas "comme si", c'est exactement ça.

Jonathan, qui aime bien troller en fait :)

Enfin, si j'ai tord, au moins je pense que c'est sur ce terrain là que devrais avoir lieu le débat principal et non sur "il ne faut pas sauver que ce qui est beau" (d'autant plus que tout le monde est d'accord, au moins sur le principe).
Mais plutôt sur "pourquoi sauver des espèces ?" (moi je dit que ça ne sert à rien, mais c'est juste mon point de vue bien entendu, mais je pense vraiment que c'est sur ce point que le vrai débat devrait avoir lieu).

De la même façon le débat sur le réchauffement climatique ne devrait pas être uniquement sur "comment éviter le réchauffement" mais également sur "y a t il vraiment un réchauffement ?", "est-il réellement du à l'homme ou est-ce simplement cyclique ?" et enfin "même si le réchauffement est présent et qu'il est la cause de l'Homme, est-il vraiment nuisible ?".

Je n'ai aucune idée des réponses, peut-être bien que c'est bien l'Homme qui cause le réchauffement climatique et que celui ci est néfaste à tout point de vue, mais en tout cas ce serait des débats de fond qui "ferait avancer la science". Contrairement à "comment éviter le réchauffement climatique" et "attention il ne faut pas sauver que ce qui est beau".

Comme vous l'avez compris, quand je serais grand, je voudrais être polémiqueur chez Laurent Ruquier. Je m'entraine à troller sur les blogs que je trouve sympa en attendant :)

Jonathan a dit…

Ps : je suis sûr que c'est le commentaire le plus long que tu n'a jamais eu sur ton blog :)

ersatz a dit…

Action de l'homme = Action naturelle... Je sens bien que ce genre d'idées va avoir son petit succès dans les temps à venir. Pour apporter mon eau au moulin, je dirais que l'Homme est la seule espèce qui, de part sa faculté à maîtriser en partie la nature, la force à s'adapter à ses besoins et ne voient donc pas encore pourquoi lui devrait s'adapter à elle. Peut être que l'Homme s'intéressera aux conséquences de ses actions le jour où il ne pourra plus y faire face. Au vu des raisonnements tenus après la dernière tempête : ma maison est inondée, on va construire des digues plus solides (la bonne réponse étant plutôt "ah mais peut être qu'il faut arrêter de construire en zone inondable"), je crains que les bonnes idées arrivent un peu trop tard.
Je rajouterais qu'éteindre sa lumière n'a d'effet que sur la facture d'électricité, les centrales nucléaires &co continuent de tourner aux même régime.

Loïs a dit…

merci ersatz, je ne voyais plus quoi répondre à jonathan