dimanche 20 février 2011

Hair down

La semaine dernière, j'ai fait deux choses que je ne fais d'habitude jamais dans la vie : me faire couper les cheveux et me faire enfiler un truc en cuivre dans l'utérus. Je ne sais pas lequel des deux est le pire, mais quand j'ai vu la coiffeuse arriver avec ses grands ciseaux, j'ai failli faire un malaise vagal - malaise vagal que j'ai fini par faire plus tard dans l'après-midi quand mon gynéco m'a posé un putain de stérilet.

Un petit stérilet adaptés aux filles qui n'ont pas encore eu d'enfants, mais quand même un putain de truc en cuivre de quatre centimètres qu'on doit faire passer par TON COL DE L'UTÉRUS. Je sais que Nadia Daam doit se gausser allègrement en lisant ça, mais sérieusement, toi, lectrice qui n'a encore jamais fait passer un mioche de 3,5kg et de 50cm par ta chatte, je sais que tu me comprends et compatis du plus profond de ton être justement.

Mon gynéco est un homme formidable, certes, mais c'est aussi un petit plaisantin. Visualisons ensemble la scène : je suis les quatre pattes en l'air, mon vagin est à environ 3 centimètres d'un homme qui ne s'apprête a priori pas à me faire un cunilingus et qui a, entre ses mains, précisons-le, un écarteur de vagin (nom barbare : un spéculum qui n'a strictement rien à voir avec des spéculos), un truc en cuivre de 4 centimètres donc, et une tige chelou pas très rassurante. Je pousse un hurlement de bête proche de celui d'un cheval qu'on abât à coups de graviers, pensant que ça y est, la chose est posée, terminée, salut on se revoit dans quatre ans, quand le saint homme me déclare, je cite, "
c'était un test". Un test? Un putain de test? Espèce de gros malade, va manger du caca et mourir dans d'atroces souffrances en te faisant enfiler 4 centimètres de cuivre dans l'urètre. "C'était juste pour mesurer votre utérus". Oh, suis-je sotte ! Bien sûr, c'était seulement pour prendre mes mensurations d'utérus, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? (et pourquoi l'envie soudaine de mesurer la taille du colon de mon interlocuteur m'apparaît d'un coup comme une idée merveilleuse et complètement sensée ?).

Bref, je suis donc toujours les quatre pattes en l'air quand je finis par pousser un second hurlement - plus proche cette fois-ci de celui de 25 enfants réunis auxquels on viendrait d'apprendre que le Père Nöel a le Sida et devant lesquels on égorgerait simultannément une dizaine de bébés lapinous avec une cuillère – avant de faire le fameux malaise vagal susnommé (Nadia, arrête de rire). Le gynéco m'annonce que l'engin est posé, me file de l'atropine et part "
passer un coup de fil" en me laissant crever pendant un quatre d'heure sur sa planche à torture en attendant que je me "remette de mes émotions" (huhu). Et là, c'est la révélation : se faire poser un stérilet est une putain d'arnaque car c'est avoir une petite idée de ce qu'est un accouchement sans avoir les avantages de celui-ci puisque :
1. on n'a même pas le droit à une péridurale
2. on n'a pas de dizaine de cadeaux gratos après
3. on n'a pas le droit de se goinfrer de trucs super gras pendant neuf mois avant tout en sachant que c'est socialement acceptable

Bien sûr, certains vont me dire que la pose d'un stérilet ne requiert pas de changer les couches et de nettoyer du vomi pendant 18 ans ensuite, mais à ceux-là je ne dirai qu'une chose : allez vous faire shampouiner. Cette grosse dingue de coiffeuse m'a obligé à supporter 45 minutes de démélage intensif au peigne à dents serrées avant de me forcer à regarder tomber une à une mes mèches de cheveux auxquels cette folle a enlevé dix putain de centimètres en écoutant Sheryfa Luna. Rappelez-moi de ne jamais retourner chez le coiffeur (et de ne jamais accoucher).

7 commentaires:

M'dame Jo a dit…

Bienvenue au club!

Mais une fois ce moment désagréable passé, le stérilet, c'est la vraie liberté. Plus de prise de pilule, plus de peur de l'oubli. La douleur de chien de la pose en vaut la peine.

Loïs a dit…

he ben y'a intérêt parce que la prochaine fois que j'enlève ce truc, c'est pour avoir un mioche tous les ans jusqu'à ma ménopause

M'dame Jo a dit…

Bon, j'avoue: J'ai eu droit à une anesthésie du col. Tu sais, avec une de ces énoooormes seringues de dentiste?

Même pas peur.

(Tu parles.)

(Pis ça fait quand même mal "dedans".)

MaTT a dit…

Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que les hommes peuvent le sentir lors de la pénétration, et c'est pas des plus agréables...
- "Ah tiens un pic, étonnant !"

Loïs a dit…

je pense que tu confonds vagin et utérus mec

M'dame Jo a dit…

MaTT > ça peut arriver si le gygy n'a pas coupé le fil assez court, mais c'est pas censé et si ça arrive, ben... faut couper plus court!

Maude a dit…

J'ai un truc un peu hs là, mais c'est parce que je lis les anciens posts. Donc rapport aux "yeux tellement fiévreux qu'ils restent bleus même en noir et blanc" du billet "natural man" du 5 avril 2009, j'ai un autre exemple, mais avec des effets spéciaux années 80. Seul problème: je suis tellement une merde en informatique que j'arrive même pas à faire un lien. Donc je tape l'adresse, vous irez taper vous même: http://www.youtube.com/watch?v=8Ms3mJFkSeg
A 0:36 secondes.