J'ai eu une petite conversation avec mon foie récemment et il m'a dit un truc comme "MER IL ET FOU, arrête-toi tout de suite petite sotte ou je te déclenche une putain de cirrhose que tu feras moins la maligne". Il faut dire que je suis beaucoup sortie ces dernières semaines, à raison de un soir sur un environ, et que j'ai surtout énormément bu, à raison de un litre d'alcool par ½ litre de sang (je sais que c'est pas possible mais je fais ce que je veux, c'est mon blog).J'ai pris une gentille taulinette jeudi d'il y a deux semaines, enchaînée avec une taule de catégorie 2 le vendredi (qui m'a permis de bluffer tout le monde au poker), une taulinette le dimanche, et une pire caisse de catégorie 18 (sachant que mon échelle de Richter de la cuite ne compte que 10 barreaux) le lundi qui a suivi – oui, un lundi. Je remercie encore l'ami bien intentionné qui a eu la présence d'esprit de me caler dans un taxi : je te le revaudrai, et en même temps, je t'en veux un peu, notamment parce que me mettre dans un taxi signifiait avant tout me retirer des bras de ton (pourtant si sublime) pote et me faire une (pourtant très touchante) déclaration totalement inappropriée sur un trottoir de Pigalle. Je n'ai toujours pas bien compris ce qu'il s'est passé, je me souviens de bribes de mots et d'un "lui il a toutes les meufs, et moi rien", ce qui me fait quand même penser que ton esprit de compétition est un poil plus fort que ton nouvel attachement à moi, mais disons que ça faisait partie de l'ambiance de la soirée. Par contre, je te préviens : je veux ton ami. Il a des fossettes, et moi les fossettes, il me les faut toutes.
Donc, lundi, taule de catégorie 18, mardi, gueule de bois de catégorie 36 (il faut multiplier la catégorie de la taule par deux), mercredi, insomnie, et jeudi, petite taule de reprise où j'ai quand même goûté une eau de vie qui ressemblait plus à de l'alcool à 90° qu'à un liquide réellement assimilable par mon organisme. Si on rajoute à ça que mon père utilise désormais mon prénom comme un verbe signifiant "se prendre une cuite" pour me raconter sa dernière soirée, je crois que la conclusion se fait d'elle-même : il faut que je me calme, sinon, je vais mourir dans mon vomi.
Dans le genre plus réjouissant, il se trouve que Copain Potentiel est bientôt de retour, et ça, c'est chouette. L'idée de passer la nuit dans ses bras me donne envie de caracoler comme un hippocampe magique à travers mon salon. Une bien bonne nouvelle qui arrive à point puisque que l'Australien n'a rien trouvé de mieux que se trouver une meuf justement. "J'ai très envie de te voir mais il se trouve que j'ai plus ou moins une nana en ce moment, mais on peut aller boire des bières non ?" m'a-t-il déclaré récemment. Ben non en fait, parce que je te rappelle quand même qu'on n'a absolument rien à se dire en dehors d'un périmètre qui ressemble de près ou de loin à un lit (ou un comptoir de bar hein) et que je vais pas me démener toute une soirée à faire la conversation, en anglais de surcroit, pour ne pas rentrer avec toi à la fin. Adieu petit wombat, tu es libre. Bonjour monsieur Fossettes.
1 commentaires:
Bien le bonjour,
Alors je ne sais pas si l'homme australien a un mode de fonctionnement différent de l'homme gaulois mais en tout état de cause le "...mais on peut aller boire des bières non ?" n'est-il pas finalement une proposition de discussions à l'horizontale envisagées sous l'angle de l'échange de fluides ?
J'dis ça, j'dis rien mais psycho de comptoir oblige, le Aussie vous invite à boire du houblon en se disant que si ça "dérape" (et ça deraperait forcément, hein ?), il culpabilisera moins vis à vis de l'officielle en place (ou à moitié officielle, copine en Beta test).
Deuxième remarque : l'arrivée de "copain potentiel" dans votre univers n'est-elle pas incompatible avec la potentielle haleine chargée que vous trainez (probablement) consécutivement aux diverses tortures éthyliques que vous faites subir à votre foie et par voie de conséquence à votre langue ?
Bains de bouche en perspective...
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